L’escalier à pas japonais : avantages et inconvénients !

Dans le monde de l’escalier comme dans celui de la déco en général, il existe des modes, des « époques ». L’escalier bois a eu son âge d’or. Aujourd’hui, les modèles bois et métal, voire 100% métal, sont plus appréciés. Toutefois, certains types d’escaliers font fi de ces préférences et continuent à s’imposer, pour le meilleur comme pour le pire. C’est le cas de l’escalier à pas japonais, aussi appelé « escalier à pas alternés » ou « escalier à pas décalés ». Souvent présenté comme une solution au manque de place, l’escalier à pas japonais n’est pourtant pas exempt d’inconvénients, loin de là. Son principe est simple : des marches pas tout à fait superposées, qui obligent l’utilisateur à poser le pied gauche sur l’une, puis le pied droit sur la suivante et ainsi de suite. Cela permet de créer un escalier plus raide tout en conservant une certaine profondeur de marche et un confort très relatif.

L’escalier à pas décalés, quand l’espace manque

Petite trémie ou manque d’espace sont souvent les raisons qui poussent un client à se tourner vers l’escalier à pas décalés. Il n’est pas rare que l’on nous dise : « je pensais que c’était la seule solution » et c’est très souvent un choix fait pas dépit plus que par adhésion au principe des marches d’escalier alternées.

En effet, l’escalier à pas japonais est un véritable OVNI dans le monde de l’escalier. Il est souvent plus proche de l’échelle que d’un véritable escalier, d’où sa réputation d’être idéal pour les petits espaces. Très raide, parfois quasiment vertical, ses marches décalées lui permettent de passer d’un étage à l’autre avec un encombrement bien moindre que celui d’un escalier droit ou d’une échelle de meunier, qu’il remplacera avantageusement.

Si votre souci se situe au niveau de la superficie que votre escalier viendra occuper et qu’une corde à nœuds voire une simple échelle (de meunier) ne vous tentent pas plus que ça, vous pourriez donc trouver un bon candidat dans le pas japonais.

L’escalier à pas japonais : contre-nature et exigeant

Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que le « confort » dont on parle sur ce type d’escalier est tout à fait relatif. Il se résume souvent à conserver une profondeur de marche convenable, tout en proposant un produit assez raide. Certes ! Mais le confort d’un escalier ne se résume pas au nombre de centimètres sur lesquels on pose le pied. Le confort, c’est également un ressenti global à l’utilisation. Et là, force est de constater que l’escalier à pas japonais pêche par son côté contre-nature.

Un escalier à pas japonais en sapin
L’escalier à pas japonais avec ses marches alternées

S’il est possible de s’élancer sur un escalier classique, un peu comme on le souhaite, il vaut mieux prendre ses précautions avec le système des marches alternées. En effet, à moins d’avoir un bon dentiste, il est préférable de bien s’habituer à poser le pied sur les bonnes marches – surtout sur la première – avant de gravir le reste de l’ouvrage, au risque de se planter lamentablement.

Plus question d’emprunter l’escalier en commençant par le pied le plus proche. Non ! Il faut poser le bon pied, sur la bonne marche, sinon, l’atterrissage pourrait être violent. L’abus d’alcool est également déconseillé et il est préférable de passer une nuit arrosée au rez-de-chaussée, au risque de la finir aux urgences.

Blague à part, vous aurez compris que l’escalier à pas japonais peut se révéler être un véritable « casse-gueule » si l’on ne fait pas attention.

Un prix qui grimpe plutôt vite !

Ce type d’escalier est souvent présenté comme un modèle économique. Rien n’est plus faux ! La conception même du produit nécessite plus de travail, de calculs et entraîne des contraintes techniques particulières inexistantes chez les escaliers classiques. Bien évidemment, cela a un coût. Un escalier à pas japonais sera forcément plus cher qu’un équivalent « normal », qu’il soit droit ou à quart tournant.

Le surcoût variera également d’un fabricant à l’autre, mais comptez au minimum 50% de plus qu’un modèle plus courant. Le prix peut aller jusqu’au double chez certains professionnels, d’autant que ces escaliers ne sont pas les plus demandés et restent un marché de niche, ce qui n’aide pas à faire baisser les tarifs.

Un escalier qui peine à s’imposer et manque d’avantages

En conclusion, l’escalier à pas japonais a vraiment du mal à s’imposer et à trouver grâce à nos yeux. Souvent cher et peu pratique, il pourra trouver sa place en tant qu’escalier (très) secondaire, pour rejoindre un endroit peu fréquenté et si l’espace est vraiment compté. Cependant, il sera à bannir en tant qu’escalier principal et rien ne permet de le préférer à un modèle classique.

Pire, on pourrait être tenté d’opter pour un autre type d’escalier, même lorsque le manque d’espace est criant, tant l’escalier à marches alternées a un côté rebutant, mais cela, c’est bien évidemment une affaire de goût.

Notre catalogue regorge de modèles bien plus attrayants et moins chers.

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